Festival diep~haven 2019

 

Please wait while flipbook is loading. For more related info, FAQs and issues please refer to DearFlip WordPress Flipbook Plugin Help documentation.

Le festival de la côte d’albâtre, diep, s’est dès sa création en 2010 interessé à sa situation géographique et l’histoire qui en découle. Pour sa 5ème édition le festival s’est muée en diep-haven afin d’embrasser le territoire européen d’en face. Les échanges – en tous genres- entre la Normandie et l’Angleterre ont façonnés nos cultures, nos paysages, nos architectures…

Pour notre dixième anniversaire, il semblerait que l’on assiste à la finalisation d’un divorce au niveau européen qui va changer nos frontières. La Manche, cet horizon commun, va redevenir une frontière entre nos deux territoires : la Normandie et le Sussex de l’Est. C’est donc avec une certaine tristesse que nous allons assister à la re-création d’une ligne, d’une frontière en lieu et place de notre horizon direct. Cette « border-line » assez abstraite va remodifier notre géographie et notre volonté de partage de nos différences et de nos ressemblances. Nous tenons à préserver nos correspondances malgré la création de ce mur que des forces « border-line » vont créer.

Borderline est en français un anglicisme qui parle d’un état instable, d’une zone grise, d’un trouble de la personnalité… Cet état limite est aussi à méditer comme une analogie de notre monde et de sa furieuse volonté d’ériger de nouveaux murs dans nos territoires contre les populations. Il peut-être interprété comme une maladie qui se caractérise par une grande instabilité des relations interpersonnelles et des troubles de la personnalité. Il peut-être constaté que l’érection de ces murs entres les hommes se créent par un sentiment irraisonable de peur face à l’autre, l’étranger, le migrant, la minorité, l’autre genre, le mauvais genre…

Le festival diep-haven se construit d’année en année de plus en plus sur les notions d’échanges, de partages, d’itinérances. Il se construit chaque année en explorant de nouveaux lieux, de nouveaux territoires et met la relation à l’artiste et de sa production avec de nouveaux publics en incitant -de par ses partenariats- à un mélange des publics afin de sortir des zones de conforts de chacun et des frontières que l’ont construit. De la France à l’Angleterre, des arts plastiques à la danse, de la création contemporaine au patrimoine, de la théorie à la pratique, d’une scène nationale à un château, de la ville à la campagne, de la cave au jardin, du documentaire à la fiction… Cette année encore, nous tenterons d’élargir nos publics, nos champs d’actions et d’ouvrir encore et encore nos horizons.

Avec : Maria Adela Diaz, Martin Brockman & Alice Schÿler-Mallet, Thomas Portier, Jean-Charles Remicourt-Marie

Festival diep~haven 2018

Please wait while flipbook is loading. For more related info, FAQs and issues please refer to DearFlip WordPress Flipbook Plugin Help documentation.

Terra Firma prend comme point de repère la relation mouvante entre l’homme et le paysage, et sa végétation (le “végétal”), réfutant l’hypothèse de neutralité du sol où nous nous trouvons.
Le festival explore les régions transmanches, Normandie et East Sussex, à travers les interventions de la main humaine sur le paysage, en se focalisant sur le jardin, mais aussi en considérant les projets d’agriculture et autres développements de nos ressources naturelles. Nous explorons les tensions qui sont créées entre les projets humains – qui imposent à la nature des empreintes et des stratégies économiques – et l’intelligence et les comportements autonomes qui résident dans le monde naturel, et plus spécifiquement, dans le monde botanique.
Nous attirons l’attention sur la naïveté de notre propre maîtrise de la nature, tout en se concentrant sur les leçons qui peuvent être tirées d’une approche plus conciliante – en nous repensant en tant qu’étudiant et en développant des projets de partenariat avec ceux qui nous entourent.
En plus de l’intérêt local et de la nature in situ des commandes faites par le festival, notre programme tente de poser des questions plus universelles sur la façon dont nous vivons, questions qui surgissent inévitablement quand on se penche sur notre relation au monde naturel.
Un des fils conducteurs du festival sera l’intérêt pour des approches interdisciplinaires et le désir d’exposer des pièces qui dépassent la pure représentation, qui sont actives, performatives et empreintes d’une urgence: les gestes que nous faisons dans le paysage et une compréhension de la nature elle-même agissant comme une série de gestes.

Avec : Sophie Agnel, Gabriela Albergaria, Matthew Beach, Mark Brown, Mathieu Douzenel, Sarah Duffy, Azadeh Fatehrad, Dominique Ghesquière, Freya Gabie, Anna Gaïotti, Leonora Hamill, Antoine Hummel, Gertrude Jekyll, Essi Kausalainen, Perrine Lievens, Micheline Lelièvre, Alice Schÿler Mallet, Stéphanie Nava, John Newling, Christian Prigent, Aurélie Sement, Nathalie Quintane, Agathe Shneider, Madeline Grammatico, Jodeph Baudart, Wu Ting Chia, Clémence Duboutier

https://diepfestival.wixsite.com/diephaven2018

Festival diep-haven 2017


Commissaire : Philippe Terrier Hermann

In 2017, the Diep-Haven Festival will engage with the theme of ‘work’, with the memory of the long tradition associated with the representation of work/labour, as well as the history of photography and the relation between the two. We are inviting artists of all backgrounds to work in the context of Dieppe and/or Newhaven and their surrounding areas, including the ferry route linking the two towns.
The history of the representation of work in art is strongly linked to the development of ideas around social reform, humanism and socialism since the 18th century. Beyond the memorialisation and appreciation of the individual and his/her work, the representation of the worker implies a subjective understanding that foregrounds a particular aspect of the person and/or their activity, freeing them from the totalising images of ‘the workforce’ in order to draw out and contemplate who the people are that make up the working community today.
We selected projects that have a connection to lens-based practice, which engage with and interrogate modes of representation in order to deliver a personal response to the specific context in which the work is created.

https://diepfestival.wixsite.com/diephaven2017

diep~haven/ festival transmanche — portraits, 2016

Commissaires : Sarah Michel, Philippe Terrier Hermann


En réponse à l’invitation de Normandie Impressionniste, le festival diep~haven portera en 2016 sur le thème du portrait : avec en mémoire la longue tradition picturale propre à ce genre, différents projets de portraits contemporains seront développés sur le double territoire qui est maintenant le nôtre, celui de Dieppe et de Newhaven, incluant la ligne de ferry qui relie les deux villes et pouvant s’étendre à Hastings, Yvetot ou Brighton au gré des partenariats avec d’autres structures culturelles.
L’histoire du portrait a accompagné l’émergence de l’individu dans notre société, depuis la Renaissance et les peintres flamands qui donnaient à voir le statut social, jusqu’à aujourd’hui, en passant bien sûr par l’Impressionnisme, qui s’est lui aussi attachée à la figure et au corps, à l’impression que dégage une personne. Après la démocratisation de l’appareil photo, l’avènement de l’ère numérique, l’explosion des réseaux sociaux, l’individu du 21ème siècle n’existe pas sans image. Photo de famille ou de classe, trombinoscope d’entreprise, photos de profil ou selfie : les formes de représentations de soi se multiplient.
Au delà de la portée mémorielle et de la valorisation de l’individu, le portrait, comme toute représentation, implique une approche, un point de vue, une subjectivité qui met en avant l’un ou l’autre aspect de la personne. La pratique qu’en ont les artistes est un moyen de redonner du sens à cet acte devenu banal qui consiste à se faire tirer le portrait.
En 2016, le festival diep~haven conservera son format de parcours culturel, mêlant expositions et évènements, entre la France et l’Angleterre, avec pour centres de gravité les villes de Dieppe et Newhaven. Nous souhaitons, pour cette nouvelle édition, développer tout particulièrement certains axes de nos activités menées jusqu’à présent : la résidence d’artiste, les projets participatifs et la diffusion dans l’espace public.
Le programme tel que nous le concevons aujourd’hui pourrait s’articuler autour de plusieurs dispositifs :
– un appel à projets adressé aux artistes pour une résidence sur le territoire, impliquant une interaction avec la population et un mode de monstration à inventer.
– deux expositions, de chaque côté de la Manche, présentant une scène contemporaine du portrait en peinture, dessin, photographie et vidéo.
– un programme d’évènements en partenariat avec d’autres structures culturelles : séances de cinéma, performances, concerts, … prenant le thème du portrait comme point de départ.
– des ateliers de pratique du portrait et de l’autoportrait en direction des publics jeunes et éloignés de la culture, ainsi qu’une mobilisation des pratiques amateurs, afin de toucher le plus grand nombre.

Commissaires : Sarah Michel, Philippe Terrier Hermann, Rosie Hermon, AliceSchÿler Mallet

diep~haven/ festival transmanche — nouveau monde new world, 2015

Please wait while flipbook is loading. For more related info, FAQs and issues please refer to DearFlip WordPress Flipbook Plugin Help documentation.

Distant Fictions
Jerwood Gallery, Hastings
David de Beyter, Sissu Tarka, Anaïs Tondeur

L’exposition Distant Fictions est le prélude du festival diep~haven qui consiste en un parcours d’expositions et d’évènements pendant l’été, en Normandie et dans l’East Sussex. La volonté de développer une large réflexion sur l’actualité du concept de Nouveau Monde prend son origine chez les explorateurs du 16ème siècle qui quittèrent l’Europe, depuis, entre autres, le port de Dieppe, à la recherche de territoires inconnus qu’ils imaginaient être le paradis sur terre… Aujourd’hui, alors que le monde entier est connu de l’homme, il y a toujours des « Ailleurs » qui gardent leur mystère.
Dans les trois projets présentés, il est question de lieux insaisissables, de territoires inhabités qui pourraient s’ajouter à la liste des hétérotopies dressée par Foucault : miroirs inversés aux frontières de notre monde connu, ce sont de fantastiques terrains pour l’imagination et pour penser le monde. Ici les artistes nous donnent quelques pistes pour rêver au loin : d’étranges architectures au milieu de nulle part semblent comme venues du futur (David de Beyter) ; une île qui disparaît devient le sujet d’une recherche poétique (Anaïs Tondeur) ; une autre qui vient d’apparaître pourrait être le décor d’un film mystérieux (Sissu Tarka). Ces trois œuvres explorent la distance entre la réalité, le représenté et l’imaginé (en laissant ouvert le champ des possibles ?) sans donner de réponse…

diep~haven/ festival transmanche — entre deux in between, 2014

 

Please wait while flipbook is loading. For more related info, FAQs and issues please refer to DearFlip WordPress Flipbook Plugin Help documentation.

Commissaires : Sarah Michel, Alice Schÿler Mallet, Amélie Mourgue d’Algue
Avec :
Traversée 13/07 : Jan Krejcik, Hugo Capela, M Rojas& G Major, Joan Ayrton &Norman Yamada, Shrouded and the diner, Alexis Guillier, DJ ste Marion Guillier,
Traversée 19/08: Chooc Ly Tan, Nastja Säde Rönkkö, Emma Smith, Emma Shercliff, SPV Ltd, the Guest House story teller

2014, une année pour expérimenter, se transformer et se métisser. Le territoire dieppois où s’est implanté le festival depuis 2010, c’est aussi le départ d’une ligne de ferry qui relie deux cultures.

Entre-deux
Un fil d’Ariane à saisir pour développer de nouveaux échanges, initier un mouvement et de nouveaux questionnements. Une situation qui amène à penser à la relation à l’Ailleurs, à commencer par cet entre-deux qu’est la Manche, qui sépare et qui relie. Cet espace se traverse en ferry pour explorer le temps du voyage et du paysage.

C’est sur ce bateau que le nouveau festival “diep~haven” prendra cette année ces quartiers d’été. Une exposition embarquée entre deux temps forts de traversées artistiques et festives avec un programme de performances, concerts, projections et autres récréations… Autant de propositions pour profiter du temps volé de la traversée et de l’imaginaire de la croisière. En parallèle des artistes sont invités à venir explorer ce territoire élargi – Dieppe, Newhaven et le ferry transmanche –, à le (ré)inventer pour renouveler les regards. Des résidences qui s’inscrivent localement par des interactions avec le territoire et ses habitants. Pour les artistes, ces résidences seront un espace-temps de recherche dont l’aboutissement sera présenté au public en 2015, dans le cadre d’un parcours d’expositions et d’évènements autour du thème Nouveau Monde…

This summer, diep festival will change into diep~haven festival…
Finding a new territory: after four editions held in the Dieppe area, in 2014 the festival crosses the Channel to explore Newhaven, its twin city. Finding a new rhythm: over the span of two years, diep~haven festival will take its time to experiment, engage into artistic research and explore new places.

In Between (2014)
This year will be a year for experimentation, change, and the intertwining of cultures. The Dieppe area is more than just the place where the festival has been held since 2010: it is also located on the outward route of the ferry line that connects two cultures. We will embrace this opportunity for exchange and initiate a set of movements and to raise new questions. Through this exploration, we will rethink our relationship with what is elsewhere and faraway, beginning with the “in-between” space that is the Channel, which both connects and divides the two facing coasts, and which we will be crossing by ferry in order to experience the time, space and landscape of the journey.

diep/ festival de la côte d’albâtre, — littoral coast line, 2013

 

Please wait while flipbook is loading. For more related info, FAQs and issues please refer to DearFlip WordPress Flipbook Plugin Help documentation.

 

Commissaires : Philippe Terrier Hermann, Alice Schÿler Mallet, Sarah Michel

Mare Nostrum
Chateau Musée, Dieppe
Avec Joan Ayrton, Maura Biava, Elina Brotherus, Simon Faithfull, Charles Lopez

D’une rive à l’autre
E
space de la mer Pourville
Avec Francis Alÿs, Maxim Brygo, Pascal Cribier & Florence Levasseur Marcel Dinahet, Christof Draeger et Heindrun Holzfeind, Dominique Gonzales Foster, collectif Interlope, Gabriel Jones, joseph krommendijk & paul smith & alice van den berg, Emilien Leroy, Nicolas Moulin, Jürgen Nefzger, Alice Schÿler Mallet, Philipe Teriier Hermann

Une cabine des cabanes

Front de mer, Dieppe
Avec collectif ar2, Magali Decaen, Lea Mayer et Maëmme Maisonneuve, Maxime Toreau

Le festival Diep 2013 se conçoit comme un panorama des représentations du littoral, en confrontant traitement poétique, voire romantique, du paysage maritime à ses réalités sociales, économiques et stratégiques. Les expositions seront en prise avec l’histoire de la ville de Dieppe, qui s’est distinguée comme station balnéaire, port de pêche et de commerce, et parfois aussi, on s’en rappelle, zone de combats. Le littoral est un espace de frontière naturelle, où les éléments se rencontrent et qui regroupe des activités humaines antagonistes. Un espace paradoxal donc, qui frappe les esprits par son intensité. Les paysages côtiers invitent à la contemplation autant qu’à l’étude, au rêve autant qu’à l’inquiétude. Photographies, vidéos, installations rendent compte d’une culture de la mer qui s’est forgée au long des siècles et s’est cristallisée dans les pratiques artistiques : peintures de marines, vues portuaires, scènes de naufrages et de vie pittoresque, depuis le XVIIe siècle, approche romantique puis impressionniste du XVIIIe au XXe… La fascination pour ce territoire s’exprime toujours aujourd’hui dans l’art contemporain, donnant lieu à la citation des anciens et à de nouvelles expérimentations.

diep/ festival de la côte d’albâtre — carto—graphies, 2012

Commissaires : Philippe Terrier Hermann, Alice Schÿler Mallet, Sarah Michel

Please wait while flipbook is loading. For more related info, FAQs and issues please refer to DearFlip WordPress Flipbook Plugin Help documentation.

La cartographie : une histoire locale
Au 16ème siècle, en pleine renaissance, dieppe est en effervescence : le port développe de nombreuses relations commerciales avec les autres continents et l’armateur jehan ango, gouverneur de la ville, affrète plusieurs expéditions de découverte vers les amériques. cette importante activité maritime s’accompagne de l’implantation dans la ville d’une école de cartographie qui produira des mappemondes et des portulans (cartes nautiques indiquant les ports) de grande valeur, à une époque où une partie de la planète est encore inconnue. ces cartes fabuleuses, accompagnant les grandes découvertes, sont à la fois des objets scientifiques et des objets esthétiques, nés des connaissances autant que de l’imagination des cartographes de l’époque. on les recherchait tant pour le savoir qu’elles véhiculaient que comme oeuvre d’art. s’agissant de terres que l’on ne connaissait pas encore, ces cartes se caractérisent par une grande liberté d’imagination et d’interprétation : les terrae incognitae et les océans sans limites nourrissaient logiquement les fantasmes les plus exotiques et les hypothèses les plus originales…

Pratiques cartographiques en art contemporain
Si les anciennes cartes dieppoises relèvent bien du développement de la géographie, elles participent aussi d’une histoire de l’art. aujourd’hui, alors que la cartographie s’est établie comme science, avec ses instruments, son vocabulaire et ses codes de représentation, et que la quasi totalité de la surface de la terre a fait l’objet d’une représentation précise, de nombreux artistes utilisent et détournent la cartographie pour proposer un autre regard sur notre monde. représentant des territoires réels autant qu’imaginaires, ces cartes d’artistes sont autant d’alternatives à nos cartes officielles où s’exprime une politique de contrôle du territoire. car ces cartes que nous utilisons quotidiennement, prétendument objectives, sont bien souvent l’expression ou le résultat d’une stratégie, qu’elle soit militaire, urbanistique ou économique. elles sont toujours le produit d’une somme de choix : échelle, couleurs, éléments représentés, cadrage, … qui ne sont jamais anodins. ce que les artistes démontrent avant tout, c’est qu’il y a bien d’autres cartes possibles pour représenter un même espace, et même, que chacun peut avoir la sienne propre. s’il n’y a plus de terres inconnues, il reste toujours à redécouvrir les espaces que l’on connaît et à inventer de nouvelles manières de les pratiquer et de les tracer.

Des cartes singulières
Les projets soutenus et les oeuvres présentées dans l’édition 2012 du festival diep ont pour point commun de constituer des représentations alternatives du territoire. des cartes subjectives, exprimant un regard singulier sur un territoire particulier, qui ne se détache pas d’une histoire, ou plutôt des histoires qui l’ont structuré. des cartes qui représentent aussi ce qui ne figure pas sur les cartes communes : d’autres manières de pratiquer la ville, des chemins de traverse et des zones marginales, des portes vers l’imaginaire… ces détournements cartographiques invitent à re-découvrir nos espaces et notre monde, à déplacer son regard et ses pas, et puis aussi, à se faire sa propre carte !

Avec : Sabine Réthoré, Arthur Eskenazi, Laurent Mareschal, Till Roeskens, Bouchra Khalili, Pauline Delwaulle, Clément Postec, Seb Coupy, David Renaud, Anne Durand, Astrid Verspieren

diep/ festival de la côte d’albâtre — le modernisme, 2011

Commissaires : Philippe Terrier Hermann, Alice Schÿler Mallet

Please wait while flipbook is loading. For more related info, FAQs and issues please refer to DearFlip WordPress Flipbook Plugin Help documentation.

En 2010, la première édition du Diep Festival de la Côte d’Albâtre était dédiée à l’impressionnisme, s’intégrant logiquement à la programmation de Normandie Impressionniste. On s’était concentrés sur l’héritage des Impressionnistes, tant à travers l’histoire et le patrimoine de la région dieppoise que chez les artistes contemporains exposés. L’intêret des impressionnistes pour le territoire normand nous avait amené à concevoir l’exposition comme une promenade, un parcours entre ville et campagne.
Pour la prochaine édition, à l’été 2011, notre choix s’est porté sur une autre période clé de l’histoire de la région dieppoise: la modernité. Cette thématique implique une implantation dans le territoire urbain, à travers les différents quartiers de l’agglomération dieppoise, puisque le début du siècle s’est caractérisé par un renouvellement urbain mené par des architectes innovants, largement représentés à Dieppe et dans ses alentours.
En effet, le choix de cette thématique a trouvé sa source dans la richesse du patrimoine architectural moderne dieppois, tant dans les constructions publiques que privées: Groupe scolaire Georges Thurin de Arques-la-Bataille et Jules Ferry de Janval, Eglise de Janval, Villa Perrotte à Dieppe, autant de lieux qu’il s’agit pour nous de mettre en lumière.
Nous nous intéressons à la modernité pour son apport en terme de progrès social et pour sa portée utopique. En effet, ce mouvement dont l’architecture constitue l’expression la plus tangible, est avant tout un projet social, porteur d’une vision de la société dans son ensemble, dont l’architecture est un point d’ancrage. La volonté de progrès liée à la conception de l’espace urbain qui se développe à cette période était fondée sur des idéaux humanistes propres à transformer la société dans son ensemble. En concevant ainsi l’espace dans une visée fonctionnaliste, les modernes n’étaient pas simplement rationnels, et encore moins utilitaristes, mais défendaient des principes d’hygiène, de développement social, d’espaces de bien-être dont l’esthètique se faisait le vecteur. Tout particulièrement, les Groupes scolaires construits à cette période constituent les lieux de la diffusion du modèle moderne et du progrès pour tous.
Aujourd’hui, il nous semble opportun de questionner l’actualité de ces notions, de s’interroger sur la place des utopies dans un monde qui a tendance à ne plus regarder vers l’avenir et qui se méfie des idéaux, voire les rejètte, depuis qu’on a proclamé leur chute. Pourtant, l’utopie apparait à nos yeux comme un moteur fondamental pour vivre ensemble, comme un fondement de la société.
De la même manière qu’avec l’Impressionnisme, notre ambition est de mettre en relief l’héritage des modernes et d’inviter des créateurs de divers horizons (tant disciplinaires que géographiques) à composer des oeuvres qui questionnent cette idéologie dite moderne et paradoxalement passée, en relation avec des problématiques actuelles. Il s’agira donc à la fois d’actualiser et de réinterpréter cette pensée.

Avec : Fabrice Bertran, Jean-Paul Berrenger, Rada Boukova, Jochen Dehn, Thomas Fontaine, Jordan Geiger, Ingrid Hochschorner, Alice Shÿler Mallet, Adriana Nascimento, Eric Stephany, Rebecca Sakoun, Florian Göttke, Maxime Brygo, Valérie Jouve, Olivier Mériel, Philippe Terrier-Hermann, Gabriele Basilico, John Davies, Tom Evans, Charles Fréger, Karin Apollonia Müller, Silvana Reggiardo, Simon Willems, Francis Alÿs, Silvia Bächli, Jean-Marc Bustamante, Claude Closky, Stephen Craig, Tacita Dean, Philip-Lorca Dicorcia, Hans-Peter Feldmann, Louise Guay, Marc Hamandjian, Éric Hattan, Valérie Jouve, Jean-Michel Lerat, Claude Lévêque, Yveline Loiseur, Maude Maris, Rémy Marlot, Raphaël Maze, Jonathan Monk, Karin Apollonia Müller, Paulette Phillips, Tobias Rehberger, Annelies Štrba, Maroussia Rebecq & Clémence Seilles pour Andrea Crews, Neil Beloufa & son équipe, Louidgi Beltrame, Elfi Turpin & Co, Florence Doléac & David De Tscharner, Éli Serres & Antoine Monnet, Marti Folio & Éric-Pascal Legris

diep/ festival de la côte d’albâtre — les impressionnistes, 2010

Please wait while flipbook is loading. For more related info, FAQs and issues please refer to DearFlip WordPress Flipbook Plugin Help documentation.

Edward Barrow, Rada Boukova, Véronique Ellena, Simon Faithfull, Marti Folio, Andy Gillet, Ange Leccia, Christian Merlhiot, Sari Myöhänen, Gabor Osz, Jean Renoir, Anri Sala, Alice Schÿler Mallet, Philippe Terrier-Hermann, Xavier Veilhan / Debussy / Ravel / Roussel / Satie / Yamada

Les impressionnistes ont révolutionné la peinture en donnant à voir une impression subjective d’un paysage, et non plus une représentation objective du monde. Cette nouvelle conception de l’art est toujours de mise dans la pratique d’artistes contemporains, qui traitent du réel à travers le prisme de leur sensibilité et de leurs perceptions.
Le festival DIEP propose de revisiter les lieux historiques et emblématiques de la région dieppoise, en invitant des artistes à investir ce territoire et à s’inspirer de son patrimoine artistique. Les œuvres présentées, parfois pensées et créées pour le lieu, réactiveront l’Histoire et les histoires : elles seront à voir comme de nouvelles impressions, qui valorisent la richesse patrimoniale en la réactualisant. Les paysages, l’architecture, l’activité sociale, en bref les spécificités géographiques et humaines constituent autant d’aspects évoqués par les impressionnistes autrefois et les artistes d’aujourd’hui.
Un parcours, allant du Manoir d’Ango à la centrale de Penly et prenant l’approche impressionniste comme fil conducteur, permettra de re-découvrir ces sites remarquables avec un nouveau regard. Des figures emblématiques liées à la région telles que Debussy, Ravel, Renoir, Maupassant, Monet, Cocteau, Turner ou Wilde seront les guides de cette balade culturelle ; des installations plastiques, des films, des photographies, des concerts, en seront les étapes à explorer.

Last Tweets