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 Alice Schÿler Mallet 

Lettre à François 1er : esthétique du Divers

2015, video installation,  2 monitors installation, 3’

Harry Wallace, Chief of the Poospatuck Reservation in Long Island, reads a copy of Verrazano’s letter describing the discovery he made of the American coast and its

inhabitants in 1524. Thus he was reading Verrazano’s description of his own people. This returned look evokes a passage from

Victor Segalen’s essay on exoticism: "For there is perhaps, for the traveller looking on, another backlash with which what he sees vibrates. By his intervention, sometimes so misguided, so adventurous,

[...] is he not going to disturb a field of balance that has been established for centuries? [...] I have tried to express all this; no longer just the effect of the environment on the traveller, but that of the traveller on the living environment”.

It is not just the way that the explorer looks at the explored but that of the explored who discovers himself in a mirror and

takes over a memory. His way  of interpreting this can provide an amused

and “life-saving” distance, a form of lightness as a means to overcome

centuries of massacres, repeated and perpetuated right up until today.

 

 Bio 

Materialised presence is a recurring problem for Alice Schÿler Mallet; the

traces of past things, of missing bodies and minds. Her use of very diverse

materials is her way of building a sensory and personal relationship with

memory –of a place, of individuals, of a social group. [...] She creates her

work in an anthropologising way, where each material is observed as a channelling of our feelings [...] at a time when our societies are eliminating everything spiritual from our relationship to the world.

Text by Frédéric Blancart

Lettre à François 1er : esthétique du divers

2015, installation vidéo, 2 moniteurs, 3’

 

Harry Wallace, Chef de la Réserve Poospatuck de Long Island, lit une copie de la lettre de Verrazane décrivant la découverte qu’il a fait des côtes américaines et de ses habitants en 1519. Ainsi, il a lu la description que fait Verrazane de son propre peuple. Ce regard en arrière évoque un passage de l’essai de Victor Segalen sur l’exotisme : Pour il y a peut-être, pour le voyageur qui regarde, un autre contre coup avec ce qu’il voit vibrer, par son intervention quelque fois si malavisée, si aventureuse […] ne va-t-il pas déranger cette zone dont l’harmonie a été établie depuis des siècles ? […]

J’ai essayé d’exprimer tout ceci, pas seulement l’effet de l’environnement sur le voyageur mais aussi celui du voyageur sur le milieu de vie.

Ce n’est pas seulement la façon dont l’explorateur regarde l’exploré mais la façon dont l’exploré qu’il découvre lui-même dans un miroir reprend un souvenir.  Sa façon d’interpréter cela peut prodiguer un écart amusé et salvateur, une forme de clarté comme un moyen de surmonter des siècles de massacre, répétés et perpétués encore jusqu’à aujourd’hui.

 Bio 

Présence matérialisée est un problème récurrent chez Alice Schÿler Mallet ; les traces des choses passées, de corps et d’esprits disparus. Son utilisation de divers matériaux est sa façon de construire un lien sensoriel et personnel avec la mémoire, d’un lieu, d’individus, d’un groupe social. […] Elle crée son œuvre de manière anthropologique, ou chaque matériel est observé comme une canalisation de nos émotions […] dans un temps ou nos sociétés éliminent tout ce qui est spirituel de nos relations au monde.

Texte de Frédéric Blancart